dimanche 10 octobre 2010

La recherche d'emploi partie 2

Finalement, la liste de contacts que vous avez fait ne rend pas beaucoup de fruits. Vous faites glisser votre regard sur la liste de noms et vous avez l'impression de les connaître déjà tous, de les avoir "ennuyés" déjà plusieurs fois. Tout est pareil sous le soleil. Vous vous rappelez que telle personne avait fait des pieds et des mains pour vous et vous allez vous pointer à nouveau, nu comme un ver, lui demander des conseils - Il vous a déjà tenu une conférence? lui demander des contacts -mais c'est presque comme s'il vous avais présenté tout son carnet de contacts et sans compter sa famille et sa fille pour laquelle il se fait du souci ? Vous savez donc que l'échange ne peut que être bref.

Eh puis, enfin c'est mon cas, quand on cherche un poste en relations sociales, on imagine au mieux une réunion avec des délégués syndicaux vociférant en usine et au pire une négociation dans les salles de réunions grises où les voix se perdent dans la moquette épaisse et les crissement léger des fauteuils molletonnés, comme on pourrait imaginer dans une...banque?

Au fond, que cherche-t-on lorsque l'on cherche un travail ? Un travail? Ou une tombe? La vérité est que nous acceptons de rentrer dans un moule. Du moins est-ce vrai pour 90% des grandes entreprises. Une façon de s'assurer que la personne rentrera dans le moule c'est d'écrire par exemple sur les profils de postes: "Nous recherchons un RH ayant entre 2 à 5 ans d'expérience". Un: l'expérience. Très bien. L'autre: "Il aura une formation supérieur (Bac+4/Bac+5) en RH" ou "Il aura le niveau bac". C'est le diplôme. Il n'y a pas de débutant en RH. Quand j'en ai vu c'était pour des stages. Mais le diplôme a moins d'importance pour l'instant même si nous pouvons citer historiquement  l'"Institut de Gestion Sociale", d'abord, le Conservatoire National des Arts et Métiers, ensuite, dont le Master de GRH a déjà 9 promotions d'ancienneté. (Le Master se fait sur 2 ans donc faites le calcule: environ 18 ans d'existence). Évidemment l'université est rognée dans ce domaine par les Grandes Écoles comme  l'ESSEC et HEC et même Science Po qui logiquement ne devrait jamais conquérir la première place puisque l'École n'investit qu'un module. Nous sommes rattrapés, dans les RH par cette manie de donner un ordre hiérarchique et pyramidale à notre système diplômant où, à nouveau, les Grandes Écoles et donc l'État, tiennent le haut du pavé. Au lieu de cette vision étriquée nous devrions avoir une vision harmonieuse de ces différentes écoles et approches des RH. Nous devrions rechercher la musique harmonieuse des disques célestes comme le décrivait Socrate. Ainsi, l'approche des écoles de commerce est très tournée sur la gestion. Celle du CNAM, est davantage tournée sur l'humanisme. Les premières insisteront sur ce qui fait une gestion efficace et efficiente. Le CNAM s'intéressera à ce qui fait naître la cohésion au sein d'un groupe humain. Certainement pas la machine et ni obligatoirement l'efficacité d'un outil de gestion économique. C'est l'incertain psychique qui intéresse le CNAMien. (J'en suis!)

Voici tout pour l'instant. Ces considérations nous permettent de tirer une conclusion générale sur le marché de l'emploi en France. Le marché du travail en France est fondé sur un principe : l'exclusion. Le marché du travail en France fabrique des exclus. Et ce, malgré la course au diplôme.

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